
Le disjoncteur différentiel protège les personnes, là où le disjoncteur classique protège avant tout les circuits et le matériel. Son principe repose sur une comparaison permanente des courants, invisible mais essentielle à la sécurité de votre installation.
Le principe : comparer plutôt que mesurer
Dans un circuit électrique sain, le courant qui part par la phase revient intégralement par le neutre. Le dispositif différentiel place les deux conducteurs autour d’un tore magnétique qui compare en permanence ces deux courants. Si une partie du courant s’échappe ailleurs, vers la terre par exemple via une personne ou un appareil défectueux, un déséquilibre apparaît entre phase et neutre. Ce déséquilibre génère un courant induit dans le tore, qui déclenche instantanément la coupure.
Les seuils de sensibilité
- 30 mA (haute sensibilité) : obligatoire pour l’ensemble des circuits terminaux d’un logement, c’est le seuil qui protège efficacement les personnes contre l’électrocution
- 300 ou 500 mA : utilisés en tête d’installation ou pour certains circuits techniques, davantage orientés vers la protection contre les risques d’incendie que contre le contact direct
Interrupteur ou disjoncteur différentiel ?
Le dispositif différentiel existe sous deux formes : l’interrupteur différentiel, qui protège un groupe de circuits en tête de tableau, et le disjoncteur différentiel, qui combine protection différentielle et protection contre les surcharges/courts-circuits sur un seul circuit. Voir notre page différence entre disjoncteur différentiel et interrupteur différentiel pour bien distinguer les deux.
G2SF vérifie la protection différentielle de votre installation
Nos électriciens contrôlent la présence et le bon fonctionnement des dispositifs différentiels de votre tableau, conformément à la norme NFC 15-100, à Paris et en Île-de-France. Contactez-nous pour un diagnostic.
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